dimanche 25 juillet 2010
dimanche 18 juillet 2010
Ecriture automatique

Les pensées noires nous embrasent et nous baisent.
L'Apollon translucide contemple sa victoire.
L'Homme est Un, qui ne sera jamais Femme.
Tes phrases alambiquées ne sont que des projets illusoires.
Tu n'es pas fidèle à toi même.
Prison, prison, tu tombes et tu te fends.
Tes barreaux sont d'une telle consistance que seul ton sang ne pourrait te franchir.
Elle luit et nous guette, la Vierge de Lumière. Elle est assassine quand rugit la tempête.
L'Apollon translucide contemple sa victoire.
L'Homme est Un, qui ne sera jamais Femme.
Tes phrases alambiquées ne sont que des projets illusoires.
Tu n'es pas fidèle à toi même.
Prison, prison, tu tombes et tu te fends.
Tes barreaux sont d'une telle consistance que seul ton sang ne pourrait te franchir.
Elle luit et nous guette, la Vierge de Lumière. Elle est assassine quand rugit la tempête.
samedi 3 juillet 2010
Les Deux Consolés, Voltaire (1756)
Le grand philosophe Citophile disait un jour à une femme désolée, et qui avait juste sujet de l'être : « Madame la reine d'Angleterre, fille du grand Henri IV, a été aussi malheureuse que vous : on la chassa de ses royaumes ; elle fut prête à périr sur l'Océan par les tempêtes ; elle vit mourir son royal époux sur l'échafaud.
— J'en suis fâchée pour elle, dit la dame; » et elle se mit à pleurer ses propres infortunes.
« Mais, dit Citophile, souvenez-vous de Marie Stuart : elle aimait fort honnêtement un brave musicien qui avait une très-belle basse-taille. Son mari tua son musicien à ses yeux ; et ensuite sa bonne amie et sa bonne parente, la reine Élisabeth, qui se disait pucelle, lui fit couper le cou sur un échafaud tendu de noir, après l'avoir tenue en prison dix-huit années.
— Cela est fort cruel, répondit la dame ; » et elle se replongea dans sa mélancolie.
« Vous avez peut-être entendu parler, dit le consolateur, de la belle Jeanne de Naples, qui fut prise et étranglée ?
— Je m'en souviens confusément, » dit l'affligée.
« Il faut que je vous conte, ajouta l'autre, l'aventure d'une souveraine qui fut détrônée de mon temps après souper, et qui est morte dans une île déserte.
— Je sais toute cette histoire, » répondit la dame.
« Eh bien donc, je vais vous apprendre ce qui est arrivé à une autre grande princesse à qui j'ai montré la philosophie. Elle avait un amant, comme en ont toutes les grandes et belles princesses. Son père entra dans sa chambre, et surprit l'amant, qui avait le visage tout en feu et l'œil étincelant comme un escarboucle ; la dame aussi avait le teint fort animé. Le visage du jeune homme déplut tellement au père qu'il lui appliqua le plus énorme soufflet qu'on eût jamais donné dans sa province. L'amant prit une paire de pincettes et cassa la tête au beau-père, qui guérit à peine, et qui porte encore la cicatrice de cette blessure. L'amante, éperdue, sauta par la fenêtre et se démit le pied ; de manière qu'aujourd'hui elle boite visiblement, quoique d'ailleurs elle ait la taille admirable. L'amant fut condamné à la mort pour avoir cassé la tête à un très grand prince. Vous pouvez juger de l'état où était la princesse quand on menait pendre l'amant. Je l'ai vue longtemps lorsqu'elle était en prison ; elle ne me parlait jamais que de ses malheurs.
— Pourquoi ne voulez-vous donc pas que je songe aux miens? lui dit la dame.
— C'est, dit le philosophe, parce qu'il n'y faut pas songer, et que, tant de grandes dames ayant été si infortunées, il vous sied mal de vous désespérer. Songez à Hécube, songez à Niobé.
— Ah! dit la dame, si j'avais vécu de leur temps, ou de celui de tant de belles princesses, et si pour les consoler vous leur aviez conté mes malheurs, pensez-vous qu'elles vous eussent écouté ? »
Le lendemain, le philosophe perdit son fils unique, et fut sur le point d'en mourir de douleur. La dame fit dresser une liste de tous les rois qui avaient perdu leurs enfants, et la porta au philosophe ; il la lut, la trouva fort exacte, et n'en pleura pas moins. Trois mois après il se revirent, et furent étonnés de se retrouver d'une humeur très gaie. Ils firent ériger une belle statue au Temps, avec cette inscription :
À CELUI QUI CONSOLE.
— J'en suis fâchée pour elle, dit la dame; » et elle se mit à pleurer ses propres infortunes.
« Mais, dit Citophile, souvenez-vous de Marie Stuart : elle aimait fort honnêtement un brave musicien qui avait une très-belle basse-taille. Son mari tua son musicien à ses yeux ; et ensuite sa bonne amie et sa bonne parente, la reine Élisabeth, qui se disait pucelle, lui fit couper le cou sur un échafaud tendu de noir, après l'avoir tenue en prison dix-huit années.
— Cela est fort cruel, répondit la dame ; » et elle se replongea dans sa mélancolie.
« Vous avez peut-être entendu parler, dit le consolateur, de la belle Jeanne de Naples, qui fut prise et étranglée ?
— Je m'en souviens confusément, » dit l'affligée.
« Il faut que je vous conte, ajouta l'autre, l'aventure d'une souveraine qui fut détrônée de mon temps après souper, et qui est morte dans une île déserte.
— Je sais toute cette histoire, » répondit la dame.
« Eh bien donc, je vais vous apprendre ce qui est arrivé à une autre grande princesse à qui j'ai montré la philosophie. Elle avait un amant, comme en ont toutes les grandes et belles princesses. Son père entra dans sa chambre, et surprit l'amant, qui avait le visage tout en feu et l'œil étincelant comme un escarboucle ; la dame aussi avait le teint fort animé. Le visage du jeune homme déplut tellement au père qu'il lui appliqua le plus énorme soufflet qu'on eût jamais donné dans sa province. L'amant prit une paire de pincettes et cassa la tête au beau-père, qui guérit à peine, et qui porte encore la cicatrice de cette blessure. L'amante, éperdue, sauta par la fenêtre et se démit le pied ; de manière qu'aujourd'hui elle boite visiblement, quoique d'ailleurs elle ait la taille admirable. L'amant fut condamné à la mort pour avoir cassé la tête à un très grand prince. Vous pouvez juger de l'état où était la princesse quand on menait pendre l'amant. Je l'ai vue longtemps lorsqu'elle était en prison ; elle ne me parlait jamais que de ses malheurs.
— Pourquoi ne voulez-vous donc pas que je songe aux miens? lui dit la dame.
— C'est, dit le philosophe, parce qu'il n'y faut pas songer, et que, tant de grandes dames ayant été si infortunées, il vous sied mal de vous désespérer. Songez à Hécube, songez à Niobé.
— Ah! dit la dame, si j'avais vécu de leur temps, ou de celui de tant de belles princesses, et si pour les consoler vous leur aviez conté mes malheurs, pensez-vous qu'elles vous eussent écouté ? »
Le lendemain, le philosophe perdit son fils unique, et fut sur le point d'en mourir de douleur. La dame fit dresser une liste de tous les rois qui avaient perdu leurs enfants, et la porta au philosophe ; il la lut, la trouva fort exacte, et n'en pleura pas moins. Trois mois après il se revirent, et furent étonnés de se retrouver d'une humeur très gaie. Ils firent ériger une belle statue au Temps, avec cette inscription :
À CELUI QUI CONSOLE.
Twins

Elle
Cicatrice de brûlure sur ma main. Ce que je peux me haïr quand je fais ça. J'aurai voulu que tu sois à ma place, que tu le comprennes. Non je ne me suis pas jetée dans les escaliers pour que tu m'aimes plus, car je ne t'aime plus. Je te méprise, tu as bien compris que tout ce qu'on s'est dit ne représente plus rien.
Il est bon qu'une fois fini l'amour retourne à la vase dont il est issu.
D'ailleurs je me retrouve avec ce garçon, puis cet autre aussi, et peu à peu les promesses d'amour absolu ne résiste qu'en un imbécile rendez-vous qui n'aura jamais lieu. Je réponds à tes messages par pitié, je te jure que je n'en suis pas à nier ton existence quand les bras d'un autre m'occupe. C'est faux. J'imagine ton entourage, il te ménage, te dis de ne pas te remettre en question. Je ne suis qu'une conne. La vérité c'est que je ne t'aime plus, c'est comme ça accepte le.
Tu vas espérer pendant encore un an, à imaginer que je t'attends, tu te goures. Je vais vivre à en crever quand tu te laissera tomber dans une mélancolie puante. Peut être même que tu viendras me chercher.
J'ai gagné. Qui est le maître maintenant ?
*
* *
Il est bon qu'une fois fini l'amour retourne à la vase dont il est issu.
D'ailleurs je me retrouve avec ce garçon, puis cet autre aussi, et peu à peu les promesses d'amour absolu ne résiste qu'en un imbécile rendez-vous qui n'aura jamais lieu. Je réponds à tes messages par pitié, je te jure que je n'en suis pas à nier ton existence quand les bras d'un autre m'occupe. C'est faux. J'imagine ton entourage, il te ménage, te dis de ne pas te remettre en question. Je ne suis qu'une conne. La vérité c'est que je ne t'aime plus, c'est comme ça accepte le.
Tu vas espérer pendant encore un an, à imaginer que je t'attends, tu te goures. Je vais vivre à en crever quand tu te laissera tomber dans une mélancolie puante. Peut être même que tu viendras me chercher.
J'ai gagné. Qui est le maître maintenant ?
*
* *
Lui
Je n'arrive juste pas à croire les bouleversements de ces derniers mois, comment j'ai pu tout perdre quand j'aurai pu tout avoir. J'ai perdu la ville, j'ai perdu ton amour, j'ai perdu le masque qui me laissait être humain. Je ne comprendrais jamais comment devenir meilleur t'as détaché de moi. Mentir ne mène à rien, je t'ai aimé parce que tu m'aimais. Maintenant je pense à elle
et je me dis que je n'ai de chance avec personne. Elle me veux comme on désire ce qui nous effraie le plus. Je ne suis pas sûr de pouvoir vivre comme elle même si je nous sais semblable. Je reviendrais te chercher un jour, pour t'affirmer mon dévouement et je te parlerai de ce rendez-vous. Je serai seul ce jour là, je n'aurai que mon sexe à t'offrir. Sois bien assurée ma mignonne que ce ne sera pas à toi que je dédierais mon offrande, victoire sera mienne.
et je me dis que je n'ai de chance avec personne. Elle me veux comme on désire ce qui nous effraie le plus. Je ne suis pas sûr de pouvoir vivre comme elle même si je nous sais semblable. Je reviendrais te chercher un jour, pour t'affirmer mon dévouement et je te parlerai de ce rendez-vous. Je serai seul ce jour là, je n'aurai que mon sexe à t'offrir. Sois bien assurée ma mignonne que ce ne sera pas à toi que je dédierais mon offrande, victoire sera mienne.
*
* *
Vérité
Je ne veux pas crever de ces absurdités, de toutes ces fins, toutes ces choses qui par leur aboutissement dans le néant sont inutiles. Pourtant, je te désire, et tu n'es pas là quand j'ai besoin de toi. Tu vas encore te demander comment quelqu'un peut penser avoir besoin de toi quand bien même tu es incapable d'avoir besoin de toi même.
Je ne veux pas crever de ces absurdités, de toutes ces fins, toutes ces choses qui par leur aboutissement dans le néant sont inutiles. Pourtant, je te désire, et tu n'es pas là quand j'ai besoin de toi. Tu vas encore te demander comment quelqu'un peut penser avoir besoin de toi quand bien même tu es incapable d'avoir besoin de toi même.
Sincèrement je ne pense pas avoir vu de truc plus gerbant que des photos illustrant ces deux mots depuis un bon moment : cephalopagus et cephalothoracopagus. La nature dans toute sa splendeur.
jeudi 17 juin 2010
"Déçu de vous, déçu de nous, je ne crois plus en rien du tout."

Comme d'habitude je ne sais où commencer. Si je dois repartir au 5 mars de l'année dernière, au 21 février, au jour où j'ai senti que je te voulais.
J'aimerais te dire quand je t'ai enfin 'senti'. j'en suis incapable. Je me rappelle ce film où deux époux trompés se demandent comment ça commence. On ne le voit pas venir. La fin non plus d'ailleurs. C'est la deuxième fois en 3 mois que tu me dis ça. Que tu m'aimes. Que tu ne me veux plus. Que tu n'aimes pas ces filles, que tu ne les touchera pas, mais que tu ne te sens plus à mes côtés.
Je veux te posséder, je tente de me raisonner, je me dis que tu n'en vaux pas la peine. Ça ne sert à rien, à part agrandir dangereusement l'étendue de ma mégalomanie naissante. Il y a quelques temps j'avais décidé de tout laisser tomber pour toi.
De rompre ces dégueulasses idées qui veulent qu'on connaisse autre chose pour refuser mon amour à quelqu'un d'autre que toi. Je me serais faite nonne, l'idée de vivre recluse et la notion de chasteté me conviennent bien comme cela engage une certaine mesure de soi. La démesure je ne l'ai connue qu'à tes côtés, quand j'ai pris mon allure modérée. A vrai dire, quand tu t'es éteint progressivement, ma flamme n'a fait que gagner en intensité silencieuse.
Je voudrais te dire toutes ces choses dont tu n'as clairement rien à faire. Que tous les autres étaient là pour que tu les jalouses. Tu ne me croiras jamais, et il y a elle. Je l'imagine à tes bras, tu l'embrasses, tu te sens bien. Pendant ce temps, le vide a bouffé tout ce que tu as laissé derrière toi, toutes ces personnes que j'ai pu quitter pour t'avoir, pour finalement me retrouver plus seule que jamais. J'aurai voulu écrire tout ce que je ressens avec une veine pseudo-poétique mais j'en suis incapable, je m'abandonne à une simple tristesse adolescente qui est, en vérité, une insulte à l'étendue de mes sentiments pour toi.
Je ne t'ai pas voulu intelligent, tu es devenu brillant. Je ne t'ai pas voulu beau, tu es devenu magnifique.
J'aimerais te dire quand je t'ai enfin 'senti'. j'en suis incapable. Je me rappelle ce film où deux époux trompés se demandent comment ça commence. On ne le voit pas venir. La fin non plus d'ailleurs. C'est la deuxième fois en 3 mois que tu me dis ça. Que tu m'aimes. Que tu ne me veux plus. Que tu n'aimes pas ces filles, que tu ne les touchera pas, mais que tu ne te sens plus à mes côtés.
Je veux te posséder, je tente de me raisonner, je me dis que tu n'en vaux pas la peine. Ça ne sert à rien, à part agrandir dangereusement l'étendue de ma mégalomanie naissante. Il y a quelques temps j'avais décidé de tout laisser tomber pour toi.
De rompre ces dégueulasses idées qui veulent qu'on connaisse autre chose pour refuser mon amour à quelqu'un d'autre que toi. Je me serais faite nonne, l'idée de vivre recluse et la notion de chasteté me conviennent bien comme cela engage une certaine mesure de soi. La démesure je ne l'ai connue qu'à tes côtés, quand j'ai pris mon allure modérée. A vrai dire, quand tu t'es éteint progressivement, ma flamme n'a fait que gagner en intensité silencieuse.
Je voudrais te dire toutes ces choses dont tu n'as clairement rien à faire. Que tous les autres étaient là pour que tu les jalouses. Tu ne me croiras jamais, et il y a elle. Je l'imagine à tes bras, tu l'embrasses, tu te sens bien. Pendant ce temps, le vide a bouffé tout ce que tu as laissé derrière toi, toutes ces personnes que j'ai pu quitter pour t'avoir, pour finalement me retrouver plus seule que jamais. J'aurai voulu écrire tout ce que je ressens avec une veine pseudo-poétique mais j'en suis incapable, je m'abandonne à une simple tristesse adolescente qui est, en vérité, une insulte à l'étendue de mes sentiments pour toi.
Je ne t'ai pas voulu intelligent, tu es devenu brillant. Je ne t'ai pas voulu beau, tu es devenu magnifique.

Tu m'as vu de tes yeux comme parfaite, là où je n'ai fait que dépérir et prendre la forme la plus répugnante qui soit, tant et si bien que je pourrais me forcer à tous les efforts du monde rien n'y fera. Je resterai repoussante dans ma solitude provoquée et détestée.
Je t'ai traité d'assassin. Je ressens une profonde trahison car, au fond de moi, je ne conçois pas l'idée de fin. C'est trop abyssal pour que je m'y arrête.
J'ai juste envie de me laisser vivre, je ne sais pas où j'irai de toutes manières. Plus j'y réfléchi plus j'angoisse. Je ne veux rien, je ne sais rien.
Je suis le miroir d'influences extérieures, je n'accomplis rien de moi même. Je sais apprendre, et appliquer. Pas créer. Je fais partie des gens qu'on valorise dans un premier temps, aux alentours de l'enfance et de la jeunesse, pour au final les foutre au placard. Je n'avais plus cette sensation à tes côtés, je me sentais exister et grossièrement unique.
Pendant des heures, j'écrirais.
J'écrirais tant qu'il y aura de la souffrance et cette page deviendra noire de mes idées confuses et puériles. Ai je vraiment besoin de l'exposer ? Peut-être est ce le premier pas vers une certaine guérison. On dit que ça passe, qu'il y en aura d'autre. L'idée de diversité me dégoûte, je n'ai eu que toi, je ne voulais que toi.
Je voulais renier la société moderne qui veut qu'on ait tout et tout le monde un grand nombre de fois. Je voulais leur montrer que nos valeurs morales nous hissait bien au delà de tout cela, qu'on était capable de s'aimer simplement sans doute, que la véritable révolution était dans un amour paisible et réciproque.
Le bonheur factice des grandes villes, des soirées et des plans d'une nuit nous aurait moqué, puis envié.
Je t'ai traité d'assassin. Je ressens une profonde trahison car, au fond de moi, je ne conçois pas l'idée de fin. C'est trop abyssal pour que je m'y arrête.
J'ai juste envie de me laisser vivre, je ne sais pas où j'irai de toutes manières. Plus j'y réfléchi plus j'angoisse. Je ne veux rien, je ne sais rien.
Je suis le miroir d'influences extérieures, je n'accomplis rien de moi même. Je sais apprendre, et appliquer. Pas créer. Je fais partie des gens qu'on valorise dans un premier temps, aux alentours de l'enfance et de la jeunesse, pour au final les foutre au placard. Je n'avais plus cette sensation à tes côtés, je me sentais exister et grossièrement unique.
Pendant des heures, j'écrirais.
J'écrirais tant qu'il y aura de la souffrance et cette page deviendra noire de mes idées confuses et puériles. Ai je vraiment besoin de l'exposer ? Peut-être est ce le premier pas vers une certaine guérison. On dit que ça passe, qu'il y en aura d'autre. L'idée de diversité me dégoûte, je n'ai eu que toi, je ne voulais que toi.
Je voulais renier la société moderne qui veut qu'on ait tout et tout le monde un grand nombre de fois. Je voulais leur montrer que nos valeurs morales nous hissait bien au delà de tout cela, qu'on était capable de s'aimer simplement sans doute, que la véritable révolution était dans un amour paisible et réciproque.
Le bonheur factice des grandes villes, des soirées et des plans d'une nuit nous aurait moqué, puis envié.
Musique : Sans viser personne - Benjamin Biolay
& une inondation de Louis Garrel (mauvais jeu de mots non voulu à la base, aux vues de l'actualité...)
Les amours mortes
Le trouble s'est peu à peu installé, tu t'es faite silencieuse.
Je t'observais, baissant timidement les yeux et tu semblais lire mon attitude avec une clairvoyance déconcertante que j'attribuais à ton expérience.
Je n'ai su qualifier la musique, malgré ma formation de pianiste maudite, peut être Haydn ?
Les reflets auburn encadraient ton visage et accompagnaient ton regard morne d'un contraste des plus vifs. Les routes disséminées sur ton visage me donnait une lecture conséquente, j'imaginais les chemins pris, ceux abandonnés pour aboutir dans une boutique miteuse à devanture moisie.
Que reste-t-il de tout cela, dis le moi ? Ton odeur semblait d'un autre temps, de celui où on se pare, où on pourrait s'adorer soi-même tant la beauté de la jeunesse est facile. Je m'enivrais de ton parfum que j'aurai aimé arborer sur ma peau pour me sentir femme, tout en entendant le murmure lointain de conversations collatérales et banales. Je pensais à l'Homme, à l'Antique. Tu en étais tellement loin, de ces canons, tu ne représentais pas même le corps sain, tes yeux m'attristaient.
Je t'observais, baissant timidement les yeux et tu semblais lire mon attitude avec une clairvoyance déconcertante que j'attribuais à ton expérience.
Je n'ai su qualifier la musique, malgré ma formation de pianiste maudite, peut être Haydn ?
Les reflets auburn encadraient ton visage et accompagnaient ton regard morne d'un contraste des plus vifs. Les routes disséminées sur ton visage me donnait une lecture conséquente, j'imaginais les chemins pris, ceux abandonnés pour aboutir dans une boutique miteuse à devanture moisie.
Que reste-t-il de tout cela, dis le moi ? Ton odeur semblait d'un autre temps, de celui où on se pare, où on pourrait s'adorer soi-même tant la beauté de la jeunesse est facile. Je m'enivrais de ton parfum que j'aurai aimé arborer sur ma peau pour me sentir femme, tout en entendant le murmure lointain de conversations collatérales et banales. Je pensais à l'Homme, à l'Antique. Tu en étais tellement loin, de ces canons, tu ne représentais pas même le corps sain, tes yeux m'attristaient.

Ce garçon si maigre, ce Vicomte, j'imaginais sa peau blanche en te regardant. Je le voyais cru et nu quand tes rides t'habillais d'un dégoût qui te rendais difficile à adorer.
mardi 8 juin 2010
Réflexions puériles
Je me pose un grand nombre de questions au sujet de l'adultère.
Pourquoi est-ce toujours si condamnable si le mariage n'est plus un engagement systématique envers Dieu ? A vrai dire, on ressent cette hypocrisie de la plupart des gens qui entretiennent eux même leurs déficience et ne s'en soulage qu'en la pointant sur autrui. De plus, les mariages de nos jours ne sont pas motivés par la raison, alors pourquoi condamner quelque chose sans aucun support rationnel mais une blessure de l'ego, celle là même qui engage des actes démesurés et condamnables comme les meurtres "passionnels". Il est donc bien question de "passions". Pas de faits rationnels. Nous jugeons quelqu'un parce qu'un autre a cessé de vivre par sa faute dans ce cas, certes.
Pourquoi est-ce toujours si condamnable si le mariage n'est plus un engagement systématique envers Dieu ? A vrai dire, on ressent cette hypocrisie de la plupart des gens qui entretiennent eux même leurs déficience et ne s'en soulage qu'en la pointant sur autrui. De plus, les mariages de nos jours ne sont pas motivés par la raison, alors pourquoi condamner quelque chose sans aucun support rationnel mais une blessure de l'ego, celle là même qui engage des actes démesurés et condamnables comme les meurtres "passionnels". Il est donc bien question de "passions". Pas de faits rationnels. Nous jugeons quelqu'un parce qu'un autre a cessé de vivre par sa faute dans ce cas, certes.
Mais, pourquoi dissoudre un mariage par faute si cette faute ne peut être ressentie que d'une manière subjective ? Il semblerait que la trahison ne soit pas toujours un motif de séparation. Alors, l'appel à la justice serait l'expression de cette subjectivité et de notre perception négative de l'adultère. Se sent on plus coupable en trompant les liens du mariage ? Après tout, n'est ce pas une question d'amour propre, pas de statut juridique du couple, alors pourquoi attribuer tant de valeurs aux formalités? C'est une absurdité de plus que l'homme se crée, je me comprends. J'ai du mal à y attribuer une valeur.
Une formalité, vraiment ? Non, c'est vrai. On pourra me cracher à la gueule toutes ces idées sur la fondation de la famille qui semble subsister depuis Vichy (la fête des mères reste un bel exemple), pour moi le mariage restera une idée abstraite et nécessairement inutile de nos jours, tant que l'amour ou ce qui peut y ressembler anime les couples.
Mon Dieu, je ne saisis vraiment pas le mariage. J'espère que ça viendra avec le Temps.
Mon Dieu, je ne saisis vraiment pas le mariage. J'espère que ça viendra avec le Temps.
Vidéos en vrac :
La théorie des cordes
(Mon petit instant de vulgarisation scientifique)
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