samedi 3 juillet 2010

Twins


Elle
Cicatrice de brûlure sur ma main. Ce que je peux me haïr quand je fais ça. J'aurai voulu que tu sois à ma place, que tu le comprennes. Non je ne me suis pas jetée dans les escaliers pour que tu m'aimes plus, car je ne t'aime plus. Je te méprise, tu as bien compris que tout ce qu'on s'est dit ne représente plus rien.
Il est bon qu'une fois fini l'amour retourne à la vase dont il est issu.
D'ailleurs je me retrouve avec ce garçon, puis cet autre aussi, et peu à peu les promesses d'amour absolu ne résiste qu'en un imbécile rendez-vous qui n'aura jamais lieu. Je réponds à tes messages par pitié, je te jure que je n'en suis pas à nier ton existence quand les bras d'un autre m'occupe. C'est faux. J'imagine ton entourage, il te ménage, te dis de ne pas te remettre en question. Je ne suis qu'une conne. La vérité c'est que je ne t'aime plus, c'est comme ça accepte le.
Tu vas espérer pendant encore un an, à imaginer que je t'attends, tu te goures. Je vais vivre à en crever quand tu te laissera tomber dans une mélancolie puante. Peut être même que tu viendras me chercher.
J'ai gagné. Qui est le maître maintenant ?

*
* *

Lui
Je n'arrive juste pas à croire les bouleversements de ces derniers mois, comment j'ai pu tout perdre quand j'aurai pu tout avoir. J'ai perdu la ville, j'ai perdu ton amour, j'ai perdu le masque qui me laissait être humain. Je ne comprendrais jamais comment devenir meilleur t'as détaché de moi. Mentir ne mène à rien, je t'ai aimé parce que tu m'aimais. Maintenant je pense à elle
et je me dis que je n'ai de chance avec personne. Elle me veux comme on désire ce qui nous effraie le plus. Je ne suis pas sûr de pouvoir vivre comme elle même si je nous sais semblable. Je reviendrais te chercher un jour, pour t'affirmer mon dévouement et je te parlerai de ce rendez-vous. Je serai seul ce jour là, je n'aurai que mon sexe à t'offrir. Sois bien assurée ma mignonne que ce ne sera pas à toi que je dédierais mon offrande, victoire sera mienne.

*
* *

Vérité
Je ne veux pas crever de ces absurdités, de toutes ces fins, toutes ces choses qui par leur aboutissement dans le néant sont inutiles. Pourtant, je te désire, et tu n'es pas là quand j'ai besoin de toi. Tu vas encore te demander comment quelqu'un peut penser avoir besoin de toi quand bien même tu es incapable d'avoir besoin de toi même.

Sincèrement je ne pense pas avoir vu de truc plus gerbant que des photos illustrant ces deux mots depuis un bon moment : cephalopagus et cephalothoracopagus. La nature dans toute sa splendeur.

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