Les messages que j'envoie semblent résonner dans le vide, un écho d'un décalage creux me répond les platitudes qui nous ravissent de nos transports délicieux -je sais que tu adores cette association de mots. Cette pseudo-bohème, retraite littéraire à tes côtés me fascine de plus en plus. Nous sommes nos propres muses, plus efficace encore que d'admirer nos reflets. Il y a une sorte d'ironie tragique -le tragique est toujours sublimé sur la fin- dans notre rencontre, nous ne pensons pas au hasard et pourtant nous connaissons cette fin trop prévisible.

Qu'est ce que le hasard ? Un ensemble de causes et de conséquences si nombreuses qu'il en devient impossible de les approximer ou un phénomène aléatoire et par sa nature impossible à déterminer ? Je ne suis pas la première à me poser cette question, et c'est probablement cela qui t'intrigue je le sais.
Un jour, quand je serais plongée dans ton regard morne, ou que mes mains dévoreront ton corps osseux et magnifique, je t'expliquerais.
Je te dirais ce que j'ai ressenti au fond de moi avant même de te parler, cette spécificité inexplicable que je t'attribue alliée à une admiration quasi-infantile mais pourtant perverse.
Je veux être ton Anna Karina, je me fous d'une aventure prousto-dylanienne. Oh et surtout, je ne veux pas être comme "Elle".
Les gravures du XVème siècle me figent dans un roman d'Huysmans, tu sera le Des Esseintes aficionado de l'artificialité que j'aurais construite autour de ma personne, pour te plaire encore plus.
J'ai un cauchemar récurrent.
J'ai rêvé que tu m'aimais pour ce que j'étais.
Et j'ai perdu tout espoir de devenir meilleure.
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